Actualités - HORESCA - Fédération Nationale des Hôteliers Restaurateurs et Cafetiers

Taxe de sucre et publication des contrôles d’hygiène

Après la hausse de la TVA sur les boissons alcoolisées, voici les nouvelles trouvailles de notre gouvernement pour harceler une fois de plus notre secteur et vider les poches du consommateur.

Jamais deux sans trois

La Ministre de la Santé est en train d’élaborer une nouvelle taxe qui nous tombera dessus au courant de l’année prochaine.
Cette taxe dite taxe de sucre, concerne les boissons non alcoolisées dans lesquelles on trouve des sucres ajoutés comme les limonades. Ne connaissant pas l’étendu de cette taxe il est difficile de prédire quel en sera son impact. Tout ce que je peux dire pour l’instant c’est que le Ministre des Finances aurait donné son accord à une telle taxe, malgré sa promesse qu’il n’y aurait aucune nouvelle contrainte pour notre secteur lors des discussions autour de la TVA. Après la hausse des prix des boissons alcoolisées dû à l’augmentation de 3 à 17% de la TVA nous aurons maintenant une hausse des prix sur les boissons non alcoolisées sucrées.
Toute campagne de sensibilisation pour réduire la consommation des boissons alcoolisées, ne peuvent porter leurs fruits si des hausses permanentes de taxes directes et indirectes nous incombent. En plus de cela, le Luxembourg fait cavalier seul comparé à nos voisins directs. Quelles en seront les conséquences économiques et fiscales quant au comportement des consommateurs, iront-ils acheter leur Coca Cola et autres articles chez nos voisins? Le Danemark avait introduit une taxe similaire sur les graisses, il s’en découlait un déchet fiscal énorme et un coût nettement trop élevé pour le résultat voulu. Cette taxe fût abolie.Une fois de plus ce projet est élaboré sans consulter les parties concernées, on pourrait dire à huis clos.
En résumant les propos par une citation gastronomique on peut dire que le gouvernement nous sert la moutarde après le dîner. Qui dit dîner dit dessert, et quel bonbon! Le Ministre de l’Agriculture se propose d’introduire un système de transparence en matière d’hygiène alimentaire. Sans expérience aucune il copie le modèle récemment introduit en France. Un règlement grand-ducal précise les données des établissements du secteur alimentaire et détermine les logos (smileys) représentant les trois niveaux d’hygiène qui seront rendus publics par une publication sur un site internet du commissariat ainsi que pour tous les lieux ouverts au public par une publication visible affichée à la fenêtre.
Dans certains Länder en Allemagne nos collègues du Dehoga ont réussi à démontrer qu’une telle méthode n’était pas fiable, vu qu’elle ne présente qu’une situation momentanée lors d’un contrôle. C’est la raison pour laquelle ces Länder ont aboli ce système. Le coût qu’engendrera un tel système n’est en aucune relation avec le résultat. Comme cela ne suffisait pas encore, le gouvernement vient d’annoncer la création d’un nouveau département à cet effet et y rattachera un commissaire.
Qui va payer la note ? Ce menu est définitivement trop salé ! «La directive et rien que la directive»,une affirmation qui n’est est pas respectée pour ce projet. Parfois moins c’est plus.


Devenir
membre


je suis déjà
membre

S'authentifier

Mot de passe oublié


Créer un
compte